Djerba

Le dépaysement commence dès l’aube du premier matin… Sans doute serez-vous éveillé avant le lever du soleil par le chant du muezzin relayé par haut-parleur. Est-ce un rêve? Vous vous rendormez, bercé par la musique des vagues et le chant des oiseaux.

Homère aurait immortalisé Djerba (mais s’agissait-il bien d’elle?) en en faisant l’île des Lotophages, ou «mangeurs de lotus». Selon L’Odyssée, les marins d’Ulysse furent à ce point conquis qu’il fallut les enchaîner pour les ramener à bord. Après avoir connu les plages de rêve qui enserrent Djerba, nul doute que, vous aussi, vous ne quittiez à regret ces lieux enchanteurs… Avec leur sable blanc et très fin, les plages djerbiennes n’ont en effet rien à envier aux plus belles grèves du monde. La mer doit sa couleur saisissante à la faible pente de la plate-forme continentale en ces parages. Aride, mais riche en palmiers et en oliviers, l’île couvre 514 km2 . La circulation s’avère peu dense. Pourtant, celle-ci n’est pas vraiment une île, reliée qu’elle est au continent par une chaussée construite, dit-on, par les Romains. En dépit de l’existence de ce passage commode, et d’une flotte de bacs très active, Djerba a conservé son esprit insulaire et sauvegardé ses traditions. Elle se distingue par ses mosquées fortifiées, par ses maisons blanches, par son artisanat…